vendredi 26 août 2011

On s'y fait...

Bizarre la vie.... hier je parlais de Steve Jobs, aujourd'hui je tombe sur cet article de Patrick Lagacé : On s'y fait.  Au premier regard vous me direz, aucune similarité entre mon billet d'hier et celui de Lagacé. Et moi pourtant, je trouve que le fond de la pensée est similaire. Je m'explique :

Lagacé nous informe que la mesure incitative présentée par Sam Hamad hier est quelque peu passé dans le beurre. Puisque l'ajout de nouvelles places de stationnement incitatif sont marginales, p/r à la demande réelle. Lagacé du phénomène urbain : "drive until you can buy". Des gens qui travaillent à Montréal n'hésitent plus à acheter au-delà de Saint-Jérome, puisque Blainville est trop cher, Laval inabordable , et Montréal ne vaut même pas la peine d'y penser....

Ainsi, lorsque notre cher M. Hamad nous dit sans rire qu'il veut solutionner le problème (et plusieurs personnes dans la salle lui ont demandés de dire pinottes sans rire!) et qu'il présente l'ajout de 910 places (ce qui représente environ 14 places supplémentaires par stationnement) je m'esclaffe de rire et je passe proche de mouiller mes bobettes! Il nous présente également un rabais annuelle : Paie ta carte de transport au complet pour l'année et je te donne un mois gratuit. On se croirait dans un commercial de Réno - Dépôt et Normand Brathwait.


Mais là ou Patrick Lagacé rejoint le propos de Jobs, c'est que la population s'y fait.  On parle de moins en moins des longues périodes à moisir à l'urgence (au dernière statistique 4 heures et non pas le 18 heures mentionné dans l'article).  "Keep looking, don't settle".  Personne ne s'insurge, tout le monde s'y fait.  Désintérêt total. Et je suis membre actif de ce désintérêt.  Dommage, moi qui est tjrs gueulé (perdu plusieurs emploi d'ailleurs), défendu la veuve et l'orphelin.  Combien d'idées sont mortes dans mon garage, ou n'ont pas dépassés le stade de ma réflexion d'une sortie de vélo.  "Keep looking, don't settle".  J'étais celui qui criait à la suite de mon cancer, que jamais plus je n'accepterai le "non bonheur".


Ça tourne dans ma tête en sacrenouille. Sur ce bon weekend.


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